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Libération

Airbus poursuivi par une ex-salariée

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Dans «Der Spiegel», elle accuse le constructeur d'avoir financé le PS.

Publié le 22/07/2002 à 0h28

Difficile de trouver meilleur timing. Ce matin, jour de l'inauguration du salon aéronautique de Farnborough, près de Londres, Der Spiegel publie un article pour le moins compromettant pour Airbus. L'hebdomadaire allemand laisse entendre que le constructeur européen aurait participé, via la signature de contrats de conseils, au financement du Parti socialiste français. Ces contrats auraient été signés par Philippe Delmas, vice-président et directeur de la communication d'Airbus, avec Stéphane Fouks, l'un des patrons de l'agence de communication Euro RSCG, con seiller de Noël Forgeard (patron d'Airbus) et artisan de la campagne de Lionel Jospin. Ce dernier serait soupçonné d'avoir «amélioré les caisses de sa campagne avec des commissions occultes provenant des canaux Airbus».

Toute l'affaire repose sur le témoignage d'une ancienne salariée allemande d'Airbus, «Sabine», qui vient de se faire licencier ­ abusivement à ses yeux ­ après six mois au département publicité-marketing. Elle attaque en justice son ancien employeur, l'accusant d'abord de lui avoir signé un double contrat de travail (un à Hambourg, l'autre à Toulouse), ce qui est interdit par la loi allemande. Le patron d'Airbus en Allemagne, Hans-Joachim Gante, est convoqué pour s'expliquer devant le tribunal des prud'hommes à Hambourg le 11 septembre, une information confirmée par Airbus. Mais surtout, d'après ses avocats, Sabine estime qu'elle a été virée parce qu'elle aurait refusé de cautionner le versement de commiss

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