Londres, de notre correspondant.
Dernière victime de la tempête financière, l'Eglise anglicane va-t-elle faire voeu de pauvreté ? Son portefeuille boursier a fondu comme neige au soleil au rythme de l'effondrement des marchés. Ses pertes accumulées depuis deux ans avoisinent le milliard de livres (1,5 milliard d'euros), a révélé le Sunday Times dans sa dernière édition. Un ordre de grandeur qualifié de «grossièrement exact» par le porte-parole de l'église d'Angleterre.
«Long terme.» Par le passé, cette vénérable institution, comme la plupart de ses soeurs en chrétienté, avait investi l'essentiel de sa fortune séculaire dans la terre et la pierre. Mais, à la fin des années 80, la crise de l'immobilier, notamment à Londres, lui avait coûté près de 800 millions de livres. Durant les années 90, l'envolée des marchés financiers l'avait incitée à transformer ses deniers en actions. «Depuis dix ans, nous avons rééquilibré notre portefeuille», explique ce même porte-parole. Un choix qui n'aura pas davantage porté chance à la première religion d'outre-Manche.
En 2001, 51 % de ses avoirs étaient placés au London Stock Exchange, la Bourse de Londres, et 17 % sur des places étrangères, principalement à Wall Street. Les 22 % restants se partageaient en bons du Trésor, en biens immobiliers et en liquidité. Une commission ecclésiale gère cet immense pactole qui était estimé en 2001 à 4,4 milliards de livres (6,6 milliards d'euros). Comme beaucoup d'autres, elle a été séduite par les étoiles m




