Est-ce le grand retour de la «Caisse» ? Après dix ans de quasi-purgatoire, la Caisse des dépôts et consignations, dernière grande institution financière publique française, fait son come-back sur la scène du business tricolore tourneboulé par la crise de confiance financière. Si bien que depuis quelques semaines, elle est de tous les dossiers sensibles. Et notamment ceux qui mêlent argent public et intérêt supérieur. Comme si la CDC était en train de redevenir le bras armé de l'Etat.
Facture d'eau. En l'espace de quelques semaines, la CDC est venue au secours de France Télécom et de Vivendi Universal, deux entreprises particulièrement secouées par le krach larvé de la Bourse et par les acrobaties financières de leurs dirigeants. Habituée à oeuvrer en toute discrétion, la Caisse a été obligée de se découvrir en fin de semaine dernière en annonçant qu'elle était devenue, après Vivendi Universal (VU), l'un des tout premiers actionnaires de Vivendi Environnement, à la suite de son augmentation de capital. Avec 3 % du groupe, elle devient le chef de file d'un pool de banques françaises appelées à la rescousse pour défendre la nationalité de Vivendi Environnement. Une opération qui permet à sa maison mère, VU, de se laisser diluer en toute quiétude et de se con centrer sur son plan de réduction de son endettement. Or les pouvoirs publics n'avaient qu'une seule frousse : qu'un groupe étranger profite du désengagement de VU pour mettre la main sur sa filiale. Et fatalement sur les co




