Surnommée «Doctor No», Manto Tshabalala-Msimang, la ministre sud-africaine de la Santé, voit sa popularité baisser de jour en jour. Sa démission a été demandée par l'archevêque anglican du Cap, en raison de son opposition à une aide de 600 millions de rands (60 millions d'euros) du Fonds global des Nations unies destinée à la province du Kwazulu Natal. La ministre n'a rien voulu entendre : l'aide sera saupoudrée entre les 9 provinces du pays, au lieu d'aller à la province la plus touchée par la pandémie. Elle risque aussi de ne pas servir à l'achat de traitements antirétroviraux prévu par le gouvernement de cette province, qui a décidé de les distribuer voilà plusieurs mois.
Procès de Pretoria. Les autorités nationales continuent de refuser cet accès à la majorité des malades (Libération du 8 juillet). Malgré sa victoire contre les grands groupes pharmaceutiques, lors du retentissant procès de Pretoria, en avril 2001, le gouvernement ne veut toujours pas importer les versions génériques des antirétroviraux. Tout en remettant en cause leur efficacité, le Congrès national africain (ANC), au pouvoir, estime que ces produits restent trop chers environ 700 millions de rands (68,5 millions d'euros) par an.
Une nouvelle polémique vient par ailleurs d'éclater autour de la Nevirapine, une molécule bon marché qui limite les risques de transmission du virus de la mère à l'enfant. Alors que le gouvernement s'était résolu, en avril, à la suite d'un procès intenté par l'association Campag




