Contact inquiétant ou premier pas encourageant ? Hier, Francis Mer, le ministre de l'Economie, et sa ministre déléguée à l'Industrie, Nicole Fontaine, ont clôturé leurs auditions sur le secteur de l'énergie entamées début août. Syndicats et patronat se sont vu préciser à quelle sauce ils seraient mangés au plus tard d'ici à 2004, date limite fixée par François Roussely, le PDG d'EDF, à l'ouverture du capital de l'entreprise publique. Le ministre de l'Economie a néanmoins été moins catégorique, recommandant aux partenaires sociaux de continuer à négocier dès l'automne sur les sujets à caractère social.
«Casus belli». Car ce qui inquiète aujourd'hui les syndicats, c'est l'avenir des retraites. Les 150 000 agents sous statut craignent pour leurs pensions à venir, comme les 150 000 déjà retraités qui bénéficient du système particulier aux industries électrique et gazière. Pour la CGT, toucher aux retraites serait un «casus belli», qui obligerait le syndicat à revoir sa position pas franchement hostile à l'ouverture du capital. La CFDT a réaffirmé la semaine dernière à Francis Mer qu'elle entendait voir «une consolidation du cadre social», pérennisant le statut et les retraites.
Tous les acteurs du secteur énergétique sont conscients que l'ouverture du capital ne pourra se faire que si l'hypothèque des retraites est levée. Aujourd'hui, la charge des retraites d'EDF se monte à 2,6 milliards d'euros et pourrait presque doubler d'ici à 2020 pour l'entreprise. Pour les patrons, il est




