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Ikea doute d'Habitat

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Le géant suédois pourrait céder la chaîne design.

Publié le 13/08/2002 à 0h39

Quand, en 1964, le premier Habitat ouvre ses portes sur Fulham Road à Londres, c'est une véritable révolution dans l'univers de «l'équipement de la maison», comme disent les gens de marketing. A l'époque, pour se meubler, les jeunes n'avaient d'autres choix que le meuble de famille et, à défaut, leur imitation en série dans des chaînes de distribution passablement vieillottes. En introduisant pour la première fois le concept de mode dans le mobilier et en l'étendant jusqu'aux ustensiles de cuisine, Habitat s'affiche vraiment comme un précurseur. Trente-huit ans plus tard, si l'enseigne a fait des petits (87 magasins en Europe dont une trentaine en France), elle a surtout fait beaucoup d'émules. Et dans un univers de plus en plus concurrentiel, Habitat peine à se construire une nouvelle identité. La situation économique de l'enseigne est même tellement incertaine que son propriétaire, Ikea, n'exclut pas aujourd'hui de s'en séparer.

Dans un entretien au Financial Times d'hier, le fondateur du groupe suédois, Ingvar Kamprad (lire ci-dessous), aborde cette éventualité avant de préciser que «des intérêts pour Habitat se sont manifestés ­ y compris émanant de groupes américains». Le propriétaire d'Habitat explique même ­ ce qui n'est sans doute pas la meilleure publicité pour vendre son groupe ­ qu'il a perdu beaucoup d'argent avec Habitat. Et que son acquisition compte parmi les «nombreuses erreurs» qu'il a commises.

Rêve de conquête. C'est en 1992 que le groupe familial suédois ac

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