Johannesburg, de notre correspondante.
Dans les allées désertes du centre Nasrec, qui abrite le contre-sommet de la terre et les représentants de la société civile, un miroir est posé contre le stand du Congrès national africain (ANC), le parti au pouvoir à Pretoria. «L'Afrique du Sud appartient à tous ceux qui y vivent, où vous situez-vous ?», dit un message au visiteur, invité à se regarder. Des brochures sont étalées, épinglant la politique controversée du gouvernement en matière de lutte contre le sida. Les espoirs d'un jeune militant, Aviwe Mabindla, se limitent à ce que «tout se passe bien» pendant le Sommet de la terre.
Chorales. Un peu plus loin, sur le stand de la ville du Cap, Sibusiso Mimi réfute toute appartenance politique. Ce jeune habitant de Kayelitsha, une township noire du Cap, est membre de l'association Masifundisane («éduquons-nous les uns les autres», en xhosa). «Nous nous battons pour tout : l'eau gratuite, que l'ANC a promise aux plus pauvres mais qui n'arrive toujours pas, le sida, la prévention du crime, l'alphabétisation, la culture de petits potagers...» Ses attentes : que le sommet permette aux communautés comme la sienne, qui vivent dépourvues de tout, de «mieux s'organiser».
Depuis lundi, la conférence des ONG commence tout doucement. La plupart des exposants ne sont pas encore là. Si la société civile sud-africaine est installée, les étrangers, eux, sont attendus pour la fin de la semaine. De l'autre côté de la ville, à 15 km au nord, le «vil




