Il avait dit : «Pas de spin off.» Comme Jean-Marie Messier avant lui, Jean-René Fourtou a refusé, dès son arrivée à la présidence de Vivendi Universal, l'hypothèse d'une scission du groupe en deux entités séparées, l'une américaine et l'autre française. Mais voilà, dans ce dossier à rebondissements de l'année 2002, il ne faut jamais jurer de rien. Hier, le Wall Street Journal évoquait l'hypothèse d'un «spin off» du conglomérat français, et donc d'une séparation de VU entre ses activités de loisirs, essentiellement américaines Universal Music, Universal Studios, le réseau de télévision USA Networks , et le reste : le téléphone de Cégétel et les services à l'environnement. Un scénario qui a plu à la Bourse de Paris, où le titre VU regagnait hier 11,5 %.
L'acteur principal de ce scénario n'est autre que John Malone, le PDG du câblo-opérateur Liberty Media, actionnaire de VU pour près de 4 %. Depuis des mois que VU va mal, cet homme-là ne songe qu'à une chose : récupérer et regrouper l'entertainement américain (Libération du 21 mai), et renforcer son implantation européenne. Selon le Wall Street Journal, John Malone serait, avec son ami Barry Diller, patron de Vivendi Universal Entertainement (VUE, cinéma, télé, parcs à thème), en négociation avec la direction de VU afin de créer une nouvelle société qui regrouperait tous les loisirs.
Déconsolider la dette. Liberty Media pourrait entrer, de manière très significative, au capital de Vivendi Universal, en échange de quoi VU appor




