Le 30 juillet, devant la commission de la production et des échanges de l'assemblée nationale, le PDG du groupe public a expliqué aux députés tout le bien qu'il pensait de l'ouverture du capital d'EDF : «On peut considérer le chiffre de 40 milliards d'euros comme représentant le bas de la fourchette d'une valorisation», a-t-il déclaré à ses interlocuteurs. Alors que les spécialistes valorisent l'entreprise entre 40 et 70 milliards d'euros, Roussely a, lui, estimé qu'il était «prématuré de valoriser le groupe, compte tenu notamment de l'impact de la durée de vie du parc nucléaire qui n'est pas connue». Prudent. Car c'est surtout la mauvaise situation financière générale qui préoccupe le PDG (Libération du 13 juillet). Sans bons résultats, pas de privatisation possible. «Les comptes pour 2002 vont probablement frôler le rouge», a-t-il déclaré devant la commission. En France, les revenus d'EDF n'augmentent pas en raison de l'ouverture limitée du marché professionnel à la concurrence (16 % du marché). Quant aux investissements du groupe à l'étranger, certains se révèlent franchement déficitaires. Notamment en Argentine. Selon Roussely, les choses auraient été beaucoup plus faciles, si, comme il le demande depuis longtemps, on l'avait autorisé à augmenter davantage ses tarifs. En novembre 2001, alors qu'EDF prévoyait une hausse de 3,4 %, le ministre de l'Economie de l'époque, Laurent Fabius, n'avait accordé qu'une progression de 1 % (rapportant 200 millions d'euros en année plein
Selon son PDG, EDF «frôle le rouge»
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Les résultats ne permettent pas pour l'instant la privatisation.
Publié le 22/08/2002 à 0h42
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