Alors que des milliers de diplomates tentaient hier de boucler l'essentiel du «plan d'action» du Sommet de la Terre, première mouture de la déclaration finale, les chefs d'Etat et de gouvernement arrivés ce week-end entament, aujourd'hui, un marathon de trois jours, deuxième partie de la grand-messe sur le développement durable. Jacques Chirac, accompagné d'une abondante délégation, espère faire passer un certain nombre de propositions (lire ci-contre). L'affaire sera particulièrement compliquée, tant les intérêts divergent. Hier, cependant, les délégations avaient le sentiment d'avoir levé un blocage dans le dossier du climat, permettant aux Etats-Unis, qui ont rejeté le protocole de Kyoto, de sauver la face. «Seuls les pays qui ont ratifié le protocole de Kyoto appellent avec force les Etats qui ne l'ont pas fait à ratifier» : cette formulation a suscité la colère des ONG (lire ci-contre). Samedi, deux manifestations antimondialisation ont réuni 10 000 personnes sans créer de troubles. Naomi Klein, auteure américaine du célèbre No Logo, faisait partie des rares personnalités à participer au cortège de la société civile. Sur les 25 000 délégués accrédités au Forum global des ONG, ils n'ont été que quelques centaines à défiler aux côtés des sans-terre sud-africains. Parti de la township d'Alexandra, un défilé de 7 000 personnes est arrivé dans l'après-midi au pied des gratte-ciel de Sandton, où se déroule le Sommet. Quelques kilomètres en arrière, une autre manifestation de
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Publié le 02/09/2002 à 0h50
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