Berlin, correspondance.
Un vent de vieille économie souffle sur Bertelsmann. Exit les sociétés Internet, retour à l'économie réelle. Selon le Financial Times d'hier, le groupe allemand de médias compte se délester d'une bonne partie de ses activités Internet. Premières visées, la filiale de distribution de livres et de disques Bol.com, mais aussi le service de musique en ligne Napster.
Depuis qu'il remplace Thomas Middelhoff, limogé en juillet, le nouveau patron de Bertelsmann, Günther Thielen, traque toutes les activités déficitaires du groupe. Or, Direct Group, la branche qui regroupe le commerce on-line a accusé au second semestre 2001 une perte de 40 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 1,5 milliard d'euros. Outre Bol.com, Bertelsmann pourrait aussi se séparer de Barnes & Noble. com, un site géré en collaboration avec la chaîne de librairies américaines Barnes & Nobles et le site musical BeMusic.
Amazon, le premier site de vente de livres par Internet au monde aurait déjà manifesté son intérêt pour Bol, valorisé 2,1 milliards d'euros par les analystes. Au sujet de Napster, les nouveaux dirigeants de Bertelsmann n'ont qu'une idée en tête : fermer le site au plus vite. Ce qui n'est pas chose aisée. Car juridiquement, Bertelsmann n'a toujours pas vraiment acquis Napster ! Les procédures judiciaires engagées par les grandes maisons de disques contre le service gratuit de musique en ligne ne sont pas achevées.
Le revirement Internet de Bertelsmann a d'ailleurs pris les




