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Le Lloyd's fait sa revolution

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L'institution du marché londonien de l'assurance se modernise.

Publié le 14/09/2002 à 0h59

Londres de notre correspondant

Les attentats du World Trade Center ont coûté très cher à la «première dame» du Lloyd's. Pour couvrir les pertes du marché britannique de l'assurance, Lady Rona Delves Broughton a dû suspendre la rénovation de son manoir du XVIIIe siècle dans le comté de Cheshire et hypothéquer sa belle maison de Kensington, dans la partie ouest de Londres. Depuis un an, elle a payé deux millions de livres sterling (3 millions d'euros) de dommages. «Je suis une dame du Lloyd's. Dans les temps difficiles, nous devons aller de l'avant», a-t-elle déclaré au Sunday Times. Elle fait partie de ceux que l'on appelle à la City les «Names». Il s'agit de riches particuliers qui garantissent les contrats d'assurance sur la totalité de leur fortune. Pendant trois cents ans, ils ont constitué l'épine dorsale du Lloyd's. Un jour de 1976, sur le champ de courses d'Ascot, lieu de rendez-vous de la haute société, Rona Delves Broughton a demandé à qui appartenait toutes ces Rolls-Royce. «A des Names», lui a-t-on répondu. C'est alors qu'elle a décidé d'ajouter son Nom à la liste.

Club de gentlemen. Rona Delves Broughton et ses semblables appartiendront bientôt au passé. La réforme, adoptée hier à l'issue d'une assemblée générale extraordinaire, vise à transformer le Lloyd's en un marché «moderne, transparent et compétitif» à l'image de ses concurrents. Elle mettra fin une bonne fois pour toutes à ce club de gentlemen qui, à l'origine, se réunissait dans un café du même nom à deux p

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