Berlin correspondance
Depuis juillet, ils attendaient ce crédit comme le messie. «Trois petits milliards d'euros et notre crise de liquidités est résolue», répétait-on chez Vivendi Universal (VU). Le 14 août, jour du désastreux conference-call de Jean-René Fourtou avec les analystes, pas de «trois petits milliards». Fin août, toujours rien. Après des semaines de bataille, VU est enfin sur le point d'obtenir gain de cause. Aujourd'hui ou demain, les banques devraient signer la mise en place du crédit tant attendu.
«Une horreur». Dans l'urgence, elles avaient déjà débloqué un milliard en juillet, juste après le débarquement de Jean-Marie Messier. La nouvelle direction de VU venait de découvrir que la société traversait une grave crise de liquidités. Echaudées par la situation, les banques avaient décidé qu'elles n'allaient pas se laisser mener par le bout du nez comme au temps de Messier pour les 2 milliards supplémentaires. Cette fois, elles ont passé tous les comptes au laser. «C'était un travail de titan, remarque l'une des banques concernées. Vous imaginez ce que c'est que de renégocier un prêt avec vingt-cinq banques qui n'ont pas prêté au même moment et aux mêmes conditions ? Il a fallu calculer et recalculer la contribution exacte de chaque banque. Une horreur.»
Mais, avant d'ouvrir leur tiroir-caisse, les banques ont voulu s'assurer que le plan de cession d'actifs de 10 milliards d'euros annoncé par Fourtou était sur les rails. Pour l'instant, Vivendi n'a vendu que des br




