«AR Carton a été liquidée en mai 2002, lorsque les actionnaires suédois ont décidé de se désengager brutalement des deux sites français du groupe, celui de Soissons et celui de Strasbourg. Ils ont interrompu tout financement de l'activité, sans explication, et nous avons appris par fax que nous n'avions plus de travail et que les 197 salariés du site allaient être licenciés. Les Suédois ne se sont pas embarrassés de procédure: pas de dépôt de bilan, donc pas de prise en charge du dossier par le tribunal de commerce, et pas de plan social. Ce sont les autorités locales qui ont élaboré un plan social et mis en place une cellule de reclassement (Sodie). Pour le moment, seulement 3 salariés ont retrouvé du travail, dans d'autres métiers que celui de l'imprimerie. Parce que les imprimeurs, personne n'en veut plus. Il faut qu'on change de métier. Et puis, la Sodie doit aussi reclasser les salariés des deux chaudronneries de la région (Pequet-Tesson et BSL Industries) qui sont en liquidation (500 salariés). Ceux-là sont plus facilement recasables dans les métiers de la métallurgie. Ici, tout le monde est mobilisé (préfecture et sous-préfecture) et cherche un repreneur pour l'imprimerie. Renault Dutreil, (élu UMP de l'Aisne et secrétaire d'Etat aux PME) a même sorti un plan spécifique de réindustrialisation du bassin du Soissonnais. Mais on n'y croit pas trop».
(1) Le site de cette imprimerie industrielle spécialisée dans l'emballage est occupé depuis mai, après l'annonce de la ferme




