Derrière le hall 7, on peut apercevoir cette zone à part, curieux mélange de terrain vague et de grand huit : la «piste 4 x 4». Assis sur des gradins, plusieurs dizaines de spectateurs admirent un ballet de voitures tout terrain folâtrant sur des monticules de terre et gravissant des passerelles. «On se contente de regarder, commente Joëlle, 24 ans. Quand on voit comment ils descendent, là-haut, ils sont à pic ; j'aurais la trouille.» Les plus intrépides peuvent réserver leur place à bord d'un engin. Direction le stand Toyota, pour se faire remettre un «bon d'essai» pour 12 h 20.
Dans le village 4x4, on retrouve alors ses compagnons de route, Damien, 21 ans, et David, 27 ans. «Votre pilote, c'est Morgan», annonce l'hôtesse. «J'la connais», s'enthousiasme Damien. «Non, c'est un homme», reprend l'hôtesse. «Comment tu t'es fait avoir», s'amuse David. En attendant Morgan, les deux comparses, plaquistes plâtriers («On fait du pavillon») dans la région de Tours, insistent : «Il faut qu'on dise merci à notre patron, Agostinho Macedo. Comme on a avancé pas mal de chantiers cette semaine, il nous a payé la journée au Salon.»
L'hôtesse revient : «Finalement, c'est pas Morgan, c'est Jean-Jacques.» Lequel s'installe au volant. Dix jours qu'il «tourne» sur le circuit, à raison de sept heures par jour. «J'ai une vieille bagnole, se justifie David, je voulais essayer un 4 x 4...» «Vous allez voir, lance le pilote, ce que ça peut faire, c'est irremplaçable». Jean-Jacques vante alors la «benne




