«Il faut se méfier de Lagardère. Tant qu'il n'a pas dit qu'il jetait l'éponge, il peut toujours faire un coup magistral pour rendre sa candidature moins amère.» Ce banquier ne croit pas si bien dire. Ce week-end a été le théâtre d'intenses négociations autour de la vente de VUP (Vivendi Universal Publishing), la filiale édition de Vivendi Universal. Les trois candidats en lice doivent déposer leurs offres ce soir dernier carat. Car Vivendi tient à annoncer le nom de l'heureux élu mardi ou mercredi afin d'avoir ensuite les mains plus libres pour s'occuper de Cegetel. Jusqu'au dépôt des offres, toutes les cartes peuvent encore être rebattues. Ainsi, on disait l'offre de l'ensemble Eurazéo (un holding de la banque Lazard), Carlyle (un fonds d'investissement) et Crédit agricole dans les choux. Mais, selon nos informations, le consortium a bel et bien l'intention de déposer une offre aujourd'hui. La semaine dernière encore, il semblait acquis que PAI (l'ex-filiale de BNP-Paribas spécialisée dans l'acquisition de sociétés non cotées) allait l'emporter haut la main. Ami de longue date de Claude Bébéar, le patron de PAI, Amaury de Sèze, bénéficie du soutien de plusieurs «administrateurs amis» de VU. Et puis, il pouvait surfer sur le tollé que l'offre de Lagardère le 3e candidat avait provoqué dans les milieux de l'édition. Vendredi, dans une interview accordée au quotidien la Tribune, le PDG des Editions du Seuil, Claude Cherki, favorable avec trois autres maisons indépendantes
VU décidé à garder Cegetel à tout prix
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Le groupe clôt ce soir les candidatures au rachat de son pôle édition.
Publié le 21/10/2002 à 1h29
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