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Pinault en quëte d'argent frais

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Le luxe pâtit de la crise et Pinault-Printemps-Redoute songe à se délester de sa filiale Finaref.

Publié le 22/10/2002 à 1h30

François Pinault est l'un des hommes les plus riches de France, tellement riche dit-on (sa fortune personnelle est estimée à 3,19 milliards d'euros) que, chaque fois qu'une affaire est à vendre, on le dit candidat au rachat. Certains ont affirmé par exemple que le propriétaire de Pinault-Printemps-Redoute (PPR) s'était associé à Lagardère pour faire une offre de reprise pour la branche édition (VUP) de Vivendi Universal. Une hypothèse aussitôt démentie. «PPR a besoin d'argent pour financer des activités devenues centrales dans le luxe, qui réclament beaucoup de capitaux, a expliqué ce week-end un banquier. Le groupe a vendu sa filiale bureau Guilbert cet été, là il veut se délester de ses cartes de crédit à la consommation Finaref» (lire ci-contre).

Frais. Voilà donc François Pinault non plus acheteur, mais vendeur de ses activités professionnelles. Depuis que PPR a mis la main sur la maison italienne Gucci, se lançant à très grands frais dans le développement d'une activité de luxe et de distribution grand public, le groupe présidé par Serge Weinberg a eu besoin de beaucoup d'argent. Pour racheter des marques (Yves Saint Laurent, mais aussi Sergio Rossi, Boucheron, Bottega Veneta, Alexander McQueen, Stella McCartney, Balenciaga), pour ouvrir des magasins en pagaille et financer des frais de marketing massifs. Seulement voilà, la reprise mondiale n'étant pas au rendez-vous, tous les grands du secteur ­ à l'exception peut-être de LVMH ­ assistent, impuissants, à la baisse de l

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