De plus en plus nombreux à en pincer pour l'huile d'olive et son côté bio rassurant, les Français font pourtant le désespoir des centaines de petits producteurs européens du Sud, installés comme à la parade au Salon international de l'alimentation (Sial) qui fermait ses portes hier. «C'est à n'y rien comprendre», constate le responsable du stand espagnol Aceitex. Pas si sûr : quoique la consommation de cette délicieuse liqueur verte ait fait trois fois la culbute dans l'Hexagone en dix ans (81 500 tonnes ont été englouties chez nous l'année dernière contre 28 000 tonnes en 1990), le consommateur français reste un adepte forcené du bas de gamme. Il se rue sur les huiles d'olive industrielles importées qui se bousculent dans les linéaires de la grande distribution sous les marques les plus connues, l'Hexagone n'en produisant que 4 000 tonnes par an. Mais il ignore superbement les grands crus italiens ou grecs et, plus généralement, toutes les huiles d'olive haut de gamme qui possèdent une personnalité typée et font par exemple les délices des consommateurs branchés de New York. Question d'éducation culinaire ? «Les Français préfèrent un goût neutre. Et ce sont plutôt des gens du Nord, habitués à la cuisine au beurre», se désole ce producteur ibérique de la région de Jaen (Andalousie). En prime, n'importe quelle huile ou presque peut se targuer d'être «huile d'olive extra vierge» : il n'existe pas de vraie réglementation communautaire, et les contrôles seraient trop coûteux à m
Niveaux d'huile
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Dernière tendance du Salon international de l'alimentation (Sial) qui a fermé ses portes hier.
Publié le 25/10/2002 à 1h32
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