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Zéro de conduite

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Agressivité verbale, parfois physique: l'entreprise est confrontée à certaines jeunes recrues difficiles. La violence des cités entre-t-elle dans le monde du travail?

Publié le 04/11/2002 à 1h39

Survêt ou casquette, dérapages verbaux, arrogance ou agressivité : depuis deux ou trois ans, petites ou grandes entreprises ont affaire à de jeunes salariés dont le comportement laisse perplexe les directions. Cela peut aller jusqu'au vol de matériel ou à la bagarre à la sortie de l'usine, comme cela est arrivé chez Peugeot. La violence de la rue, principale préoccupation du gouvernement actuel, gagnerait-elle le monde du travail ? PDG de McDonald's France, Denis Hennequin remarque : «On a parfois des relations dérivées des schémas de banlieue : refus de l'autorité, agression verbale ou même physique.»

Grande distribution, restauration, bâtiment, constructeurs automobiles, manutention : ces nouveaux comportements se retrouvent particulièrement dans des secteurs employant de la main-d'oeuvre non qualifiée. Des milieux professionnels aux conditions de travail pénibles, qui dès le retour de la croissance en 1999-2000, ont connu des problèmes de recrutement. Jusque-là, ils avaient pu choisir leurs candidats, préférant les plus qualifiés aux non qualifiés. «Depuis la rentrée nous n'avons plus le choix, dit Thierry Bourgeron, directeur des ressources humaines du groupe Casino. La grande distribution est un milieu difficile, nous n'avons pas toujours la cote auprès des diplômés. Aujourd'hui, nous prenons les gens motivés pour qui les possibilités de promotion interne sont déterminantes.» En un mot, tous ceux qui veulent travailler, notamment des filles et des garçons des quartiers d

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