Berlin correspondance
Francis Mer, le ministre de l'Economie et des Finances, et son homologue allemand, Hans Eichel, adorent le pacte de stabilité. Il faut en préserver l'«esprit». Mais l'«affiner», en introduisant de nouveaux paramètres, ne ferait de mal à personne. A l'issue d'un conseil économique et financier franco-allemand, les ministres ont annoncé hier à Berlin leur proposition pour une réforme du pacte de stabilité. Contraignant les pays de la zone euro à une rigueur budgétaire extrême, le pacte serait un frein à la croissance.
Cancre. Francis Mer a donc listé «cinq paramètres de base» susceptibles d'assouplir ce régime. Les pays devraient ainsi être jugés sur «l'inflation, l'emploi, la qualité de la préparation du futur, le déficit et la dette». Une façon de limiter la portée du déficit public qui est l'instrument le plus critiqué du moment. Au terme du pacte de stabilité, le déficit public ne doit pas dépasser le seuil des 3 % du PIB national. Avec ses 2,6 %, la France fait office de mauvais élève, mais le plus cancre de l'Europe, c'est l'Allemagne, dont le déficit public est en train de franchir allègrement la barre fatidique. Une note de la Commission européenne mentionnait hier le chiffre record de 3,7 % ! On comprend mieux pourquoi Hans Eichel estime que les pays membres ne doivent pas se fier exclusivement aux déficits pour évaluer le niveau de stabilité de l'économie des douze mais à des facteurs comme «l'inflation et la politique en matière de marché du trav




