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Libération

Le téléphone qui fait décrocher Docomo

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Le mobile de troisième génération, lancé l'an dernier, plombe les comptes du géant nippon.

Publié le 18/11/2002 à 1h48

Tokyo de notre correspondant

Lancé il y a un an, le service Foma de troisième génération (3G) devait assurer la prospérité de NTT Docomo, après le succès phénoménal remporté au Japon par l'I-Mode, le téléphone mobile multimédia (près de trente-cinq millions d'abonnés, soit un portable japonais sur deux...). Las : en douze mois, les terminaux Foma dotés de la vidéo et d'une liaison Internet haut débit n'ont jamais rencontré le public escompté et le géant nippon de la téléphonie mobile a perdu de sa superbe. Avec l'I-Mode, système simple, rapide et peu coûteux de connexion à l'Internet pour envoyer des messages ou consulter des sites webs ­ il faut savoir que plus de 250 000 Japonais ont un site personnel et qu'un magazine mensuel spécialisé leur est même consacré ­, Docomo («partout» en japonais) avait distancé d'un coup ses concurrents. Mais la firme a, depuis, raté presque tous les autres virages : J-Phone, le n°3 de l'archipel contrôlé par Vodafone, a raflé la mise des shamails, les très populaires terminaux dotés d'appareils photo, avec son service J-Sky, le premier du genre. Le n°2, AU, a rebondi grâce au succès des cartes de connexion à l'Internet, qui fonctionnent comme des terminaux mobiles insérables dans un ordinateur portable. Docomo, pendant ce temps, épongeait les additions : 8 milliards d'euros d'investissement sur la 3G dans les trois prochaines années, 16 milliards dépensés pour s'implanter à l'étranger... Une très lourde facture, même lorsque l'on contrôle 60

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