La guerre des banques, c'est reparti pour un tour à une différence près : les acteurs n'ont plus autant d'argent à mettre sur la table qu'en 1998, et vont donc devoir redoubler d'imagination pour faire avancer leurs pions. Le Lyonnais, BNP Paribas, la Société Générale, le Crédit Agricole, Axa, Allianz, sans oublier les banques étrangères actionnaires du Crédit Lyonnais, et ne parlons pas des banques d'affaires... Depuis que l'Etat a vendu ses 10,9 % dans le Crédit Lyonnais à BNP Paribas, chacun fourbit ses armes.
Surtout que, depuis la semaine dernière, BNP Paribas est le premier actionnaire, et de loin, du Lyonnais. La banque présidée par Michel Pébereau a en effet acheté 5,41 % du capital de l'établissement financier. Elle en a informé vendredi soir le Crédit Lyonnais, qui a rendu publique cette information dimanche soir. Après la vente éclair aux enchères par l'Etat de sa part durant le week-end, BNP Paribas se retrouve théoriquement avec 16,3 % du capital du Lyonnais. La cession des 10,9 % reste cependant soumise à l'approbation du Comité des établissements de crédit et des entreprises d'investissement (CECEI). Ce dernier, présidé par Jean-Claude Trichet, le gouverneur de la Banque de France, devrait se réunir le 16 décembre prochain.
A la BNP, «le climat, c'est plus fort que Bush sur l'Irak, soulignait hier un banquier. Michel Pébereau, le patron de la BNP Paribas, a toujours voulu fusionner deux banques de réseaux et il y arrivera». Au Crédit Agricole, on commençait à se




