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Chez Moulinex , tout doit disparaitre !

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Le matériel des sites normands est vendu aux enchères.

Publié le 10/12/2002 à 2h04

Bayeux envoyé spécial

Après les ouvrières, les machines. Chez Moulinex, un an après le dépôt de bilan, le licenciement des 3 500 salariés (essentiellement des femmes) et la reprise d'un millier d'entre eux par SEB, c'est au tour des usines du groupe de passer à la moulinette. Tout doit disparaître, ou presque, dans les trois ex-places fortes de Moulinex en Basse-Normandie encore habitées par leur équipement de production. Chaque usine doit être dépecée du sol au plafond, machine par machine, lot de sièges par lot de lampes, jusqu'aux verres à eau de la cantine, griffés Moulinex. La procédure de liquidation judiciaire engagée depuis quelques mois est sans pitié : à Cormelles-le-Royal, à Falaise et à Bayeux, trois sites implantés dans le Calvados, l'argent retiré de la vente amorcée hier ira tout droit dans les poches de l'Etat, premier créancier du fabricant de petit électroménager. Les pouvoirs publics attendent, notamment, de se faire rembourser la prime exceptionnelle de licenciement accordée en novembre 2001 aux employés de Moulinex pour un montant de 26 millions d'euros via l'Assurance de garantie des salaires (AGS).

«Secret des bonnes affaires». C'est pourquoi maître Siboni, commissaire-priseur de son état, a procédé hier à la vente aux enchères des machines de Moulinex-Bayeux, spécialisé jadis dans la fabrication de friteuses. Grimpé sur une petite estrade roulante pour se déplacer plus facilement au milieu des machines muettes, il fait l'article pour la centaine de chal

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