«C'est le choix du Président», lâche un haut fonctionnaire. Le successeur de Daniel Lebègue, directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) dont le mandat arrive à échéance le 17 décembre, devrait s'appeler Francis Mayer. Et c'est Jacques Chirac lui-même qui l'aurait décidé. Cette nomination qui devait avoir lieu aujourd'hui en Conseil des ministres a été reportée au 18 décembre, laissant encore ouverte l'hypothèse d'un retournement brutal de situation.
La pression monte en effet contre ce vice-président de la Banque européenne d'investissement (ils sont au moins sept) qui, si tout va bien pour lui, devrait occuper un des postes les plus en vue de l'administration française. Coiffant au poteau tout un tas de candidats qui pensaient légitimement y prétendre (lire ci-dessous).
Le plus surprenant, c'est que Francis Mayer faisait figure d'outsider. A 52 ans, cet énar que agrégé de lettres n'est pas considéré par ses pairs de la haute fonction publique comme étant du sérail. Malgré une carrière au Trésor, Mayer n'a jamais occupé de poste d'administration centrale. «C'est un brave gars», disent ses détracteurs de la Caisse des dépôts et consignations, comme pour signifier qu'il n'est pas à la hauteur de la fonction. Daniel Lebègue trouve même ironique d'avoir lui-même recruté son hypothétique successeur au Trésor dans les années 80. Philippe Auberger, président de la commission de surveillance de la CDC, dit à propos de Francis Mayer que c'est le candidat «qu'il co




