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Libération

Buffalo Grill fait du plat au client.

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La chaîne de restaurants lance une opération de communication pour sortir de la crise.

Publié le 06/01/2003 à 21h39

Buffalo Grill a décidé de l'ouvrir. Accusé d'avoir importé illégalement de la viande britannique sous embargo, la chaîne de restauration va lancer, cette semaine, une grande campagne de communication à destination de ses clients. Hier, pour anticiper le mouvement, son patron François Picart était sur le plateau d'Arrêt sur images, sur la Cinquième, invité à donner sa version des faits. Il y avait manifestement urgence. Car, comme le dit le responsable d'un Buffalo de province , «continuer à venir manger chez nous avec tout ce qu'on a entendu, c'est fort. Moi, je les admire, mes clients».

Retard. Après moult tergiversations, la campagne de sortie de crise a été finalisée pendant le week-end. La direction de Buffalo espérait pourtant mettre la machine de la réhabilitation en route au lendemain de Noël. Mais l'affaire étant encore dans toutes les têtes, elle a préféré retarder sa démonstration pour éviter un double discours, brouilleur d'image. La communication débutera donc à la fin de cette semaine pour s'étaler sur quatre à six mois. Objectif : «Donner au client une vision synthétique et non pas parcellaire de la crise», explique l'agence Image Force, chargée de la campagne.

Pour que l'habitué retrouve les banquettes des diligences rouges, marque de fabrique des restaurants, la direction de Buffalo Grill a choisi de ne pas esquiver l'affaire, mais de minimiser, voire de dénigrer, l'accusation. Des kits de sets de table, affichettes sur les vitres, chevalets de table et cartons

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