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Libération

Chez Kiabi, des salariés comme bêtes de soldes

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Les boutiques du groupe ouvraient cette nuit à minuit.

Publié le 08/01/2003 à 21h41

Pendant les soldes, le consommateur, c'est sacré. Rien n'est trop beau pour lui, pourvu qu'il dégonfle les stocks de vêtements bientôt démodés. Et tant pis pour les salariés du commerce si la grande braderie de janvier ressemble pour eux de plus en plus à une sorte de cauchemar social. Selon les syndicats de la profession, précarité et accrocs au droit du travail s'y multiplieraient pour mieux bichonner l'appétit délirant des acheteurs.

La «première» lancée ces derniers jours par Kiabi, un groupe d'habillement spécialiste du petit prix, semble leur donner raison. A quelques heures de l'ouverture officielle des soldes, cette filiale de la famille Mulliez, propriétaire des hypers Auchan, n'a pas voulu perdre plus d'une minute pour faire tinter ses caisses enregistreuses. Cette nuit, à minuit une exactement, Kiabi a ouvert les portes de 90 de ses 100 magasins français à ses clients noctambules : ces couche-tard ont bénéficié d'une remise supplémentaire de 10 % aux caisses. A 2 heures ce matin, les boutiques ont, en principe, fermé. La dizaine d'employés indispensables, tous volontaires, sont restés encore deux heures pour remettre les lieux en état. Avant d'ouvrir, de nouveau, à partir de 7 heures, ce matin, une heure avant l'horaire habituel. Dans le meilleur des cas, «ils vont essayer d'ouvrir les magasins de minuit à 6 heures, de faire le point à 4 heures et de continuer jusqu'à 6 heures du matin si les soldes marchent bien. Ensuite, une heure pour faire le réassort de la bou

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