Nouvelle reprise du chômage en Allemagne. Le nombre de demandeurs d'emploi s'est accru au mois de décembre de 28 000 pour atteindre 4,197 millions (1), soit un taux à 10,1 % après 10 % en novembre. La situation est particulièrement dramatique dans l'est du pays, où le taux de chômage brut atteint 18,4 % en décembre contre 8,2 % à l'ouest. Des chiffres qui concluent une année marquée par un nombre record de faillites (lire ci-dessous). Cette «très nette dégradation» est «l'expression des faiblesses conjoncturelles», explique l'Office du Travail, déplorant le manque de croissance. «S'y ajoutent des problèmes structurels. Les charges salariales trop élevées renchérissent le facteur travail.»
Même diagnostic chez les économistes. Emmanuel Ferry de l'institut privé Exane, souligne les problèmes de fond qui rendent l'Allemagne tributaire de la conjoncture mondiale : «L'économie allemande est restée fortement industrielle dans les années 80 et 90 à l'inverse de celle de la France qui s'est tournée vers les services. Du fait de cette spécialisation, l'Allemagne est fortement soumise à la concurrence internationale.» La conséquence sur le chômage est directe : «L'industrie détruit structurellement des emplois.»
Ces nouveaux chiffres constituent une nouvelle calamiteuse pour le gouvernement Schröder. Qui a néanmoins trouvé hier un motif de consolation : les partenaires sociaux dans la fonction publique semblaient proches dans la soirée d'un accord salarial. Cet accord (hausse de 2,4 % c




