Il est venu, il a vu. Et tout compte fait, il est resté. Trois ans après avoir pris à la hussarde le contrôle du groupe André rebaptisé Vivarte, Nathaniel Rothschild, 32 ans, à qui la rumeur boursière prêtait l'intention de faire un simple coup de fric, s'installe dans les pantoufles de président-directeur général. Observant un mutisme total : il n'a pas prononcé un mot hier, lors de l'assemblée générale des actionnaires réunie à Paris et pilotée de bout en bout par Jean-Pierre Mattéi, vice-président. Pas plus d'ailleurs que les petits porteurs : seul l'un d'eux s'est contenté d'une question banale sur la gestion de la maison. Mais pas la moindre remarque sur l'équipe arrivée il y a trois ans ou sur la complète recomposition des structures du groupe. Lequel a abandonné hier son conseil de surveillance et son directoire pour revenir à un système classique doté d'un simple conseil d'administration. Dont Rothschild, patron du fonds NR Atticus, tire toutes les ficelles (André, Minelli, Kookaï, La Halle, Creeks et consorts). D'autant que son directeur général n'est toujours pas désigné. «Il devrait l'être dans les tous prochains jours», précise un proche de la direction.
Chaises musicales. En attendant, le jeune actionnaire majoritaire de Vivarte (30,06 % du capital) et son allié, l'ancien marine américain Guy Wyser-Pratt, un autre financier qui l'avait aidé à monter son assaut en 2000 (8,4 % du capital), ont procédé hier à une vaste partie de chaises musicales pour constituer leu




