L'avenir de la copie privée de disques n'en finit plus de faire parler. Au Midem, le Salon de l'industrie musicale, le ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon s'est prononcé hier à Cannes pour une limitation de celle-ci : «La copie [privée] est légitime et nécessaire, mais son abus expose à des séries de problèmes. ça ne me choque pas que la reproduction d'un enregistrement puisse se traduire par une dégradation de la copie.» Jusque-là, la copie privée permet à tout un chacun de copier des chansons à qualité identique pour son usage personnel. En contrepartie, une dîme est prélevée sur les supports permettant la copie (cassettes audio, CD...) et reversée aux ayants droit. L'industrie musicale voudrait limiter ce droit (grâce à des dispositifs techniques), accusé d'être dévoyé en «piraterie privée», selon l'expression du patron d'Universal Music France Pascal Nègre. Lui plaide pour une copie unique et de qualité inférieure à l'originale. Une façon de voir contestée par Jean-Claude Walter, le délégué général de l'Adami (qui représente les artistes-interprètes) : «Le problème du piratage ne doit pas aboutir à une remise en cause de la copie privée». Même protestation de l'UFC-Que choisir, qui s'élève contre «cette campagne acharnée de culpabilisation du public», soulignant que «le comportement répréhensible de 3 ou 4 % des consommateurs ne justifie pas que l'on restreigne les droits des autres». Le gouvernement devra trancher : un projet de loi redéfinissant la copie privé
Copie privée: Aillagon favorable à une limitation
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Publié le 21/01/2003 à 21h54
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