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Libération

L'Etat coincé par les plans sociaux

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Le gouvernement peine à réagir devant la multiplication des fermetures d'entreprises.

Publié le 28/01/2003 à 22h00

Devant la recrudescence des plans de licenciements, de Metaleurop à Arcelor, le gouvernement Raffarin se retrouve écartelé entre sa proximité avec le patronat et la nécessité de répondre à une détresse sociale grandissante. Après avoir exprimé son «indignation face à des entreprises qui méprisent les territoires» (sans un mot pour les salariés), le Premier ministre a déclaré hier soir qu'il ferait montre d'une «grande fermeté» face aux plans sociaux en imposant le respect de l'Etat de droit, le droit des salariés à la reconversion et des mesures en faveur des territoires. Il a annoncé que le garde des Sceaux réunirait, dès ce soir, tous les procureurs généraux pour qu'on «puisse respecter l'Etat de droit au plan économique».

Premier membre du gouvernement à monter au créneau, hier matin, François Fillon, ministre des Affaires sociales, a insisté sur les limites de l'intervention de l'Etat dans la gestion des restructurations : «On a trop souvent laissé croire que l'Etat pourrait empêcher les entreprises de licencier. C'est comme vouloir empêcher la maladie», a-t-il affirmé. Un discours qui rappelle étrangement la phrase de Lionel Jospin sur l'impuissance de l'Etat, qui avait suscité un tollé en septembre 1999. Seule réponse à l'annonce par Michelin de bénéfices et de suppressions de poste. Fillon a toutefois promis des sanctions pour les entreprises n'ayant pas respecté le code du travail, pour «dissuader» les autres de les imiter.

Deuxième acte dans ce retour au social, la dé

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