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Libération

Micmac sur le tarmac d'Air Lib

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L'investisseur Imca laisse planer le doute sur sa venue.

Publié le 30/01/2003 à 22h02

Les mots étaient nets. «Air Lib est ruinée (ou plutôt Air Lib a été ruinée). L'attitude des pilotes et, plus généralement, des personnels navigants et l'absence d'un oui clair aux propositions de gains de productivité est un vote de défiance à mon égard. (...) Vous m'avez amené à prendre la décision de repartir.» Dans un courrier adressé hier matin au personnel d'Air Lib, le PDG d'Imca, Erik De Vlieger, retirait sa proposition de renflouer la compagnie. Cette défection surprise plongeait les 3 200 salariés dans l'inquiétude.

Coup de bluff ou décision ferme ? C'était la question pendant toute la journée. «L'hypothèse la plus pessimiste, mais maintenant on peut commencer à l'envisager, c'est une liquidation au 31 janvier», estimait Jean-Christophe Bandler (CFTC). A l'origine du revirement d'Erik De Vlieger, une réunion houleuse, la veille, avec plusieurs représentants syndicaux qui contestaient le nouveau rythme des rotations souhaité par l'investisseur. De l'avis de plusieurs participants, le Néerlandais a «claqué la porte» face à cette opposition.

Pourtant, hier après-midi, un de ses proches collaborateurs participait à une nouvelle «réunion de conciliation» avec le gouvernement et la direction de la compagnie, suggérant qu'Imca n'était pas tout à fait hors jeu. Hier soir, nouveau revirement. La direction d'Air Lib suggérait que l'investisseur néerlandais pourrait revenir sur sa décision de se retirer. «Il reviendra d'autant plus facilement sur sa décision que l'assemblée géné

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