Le dossier Air Lib se clôture dans une confusion mortifère. Depuis jeudi, où le candidat néerlandais (Imca) à la reprise d'Air Lib a déclaré forfait, l'avenir des 3 200 salariés ne se clarifie toujours pas. Entre les manifestations de salariés en colère samedi à Orly-Ouest, les déclarations de Jean-Charles Corbet, le PDG d'Air Lib, sur le thème «une reprise de la compagnie est encore possible» et la mobilisation très médiatisée du ministère des Transports pour organiser le reclassement, la fin d'Air Lib reste une énigme.
Quand et comment ? Dans un entretien au Journal du dimanche, le ministre des Transports, Gilles de Robien, a déclaré hier : «Je ne voudrais surtout pas que l'on fasse une fois de plus souffrir les salariés d'Air Lib avec de faux espoirs. Si Jean-Charles Corbet a des solutions de dernière minute, il doit les présenter sans délai auprès du conciliateur chargé du dossier. Le sort de la compagnie est entre les mains de ses dirigeants et du tribunal de commerce de Créteil.» Alors qu'Air Lib est normalement sous mandat de conciliation jusqu'à vendredi, le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, a ajouté hier que le conciliateur chargé du dossier auprès du tribunal de commerce de Créteil devrait «venir lundi ou mardi devant le tribunal avec un projet de non-conciliation». A ce moment-là seulement, les juges de Créteil diront l'avenir et se prononceront (ou non) sur la liquidation.
Violence. Chaque jour qui passe entretient la colère des 3 200 salariés




