Propose créneaux contre embauches. Le ministre des Transports rêve de jouer l'entremetteur entre les 3 200 salariés d'Air Lib bientôt licenciés et les compagnies qui s'apprêtent à récupérer les «créneaux horaires» (droits d'atterrissage et de décollage) de la compagnie défunte. En sortant du Conseil des ministres, hier, Gilles de Robien a clairement exprimé, pour la première fois, son souhait de lier l'attribution des créneaux d'Air Lib au sort des salariés de la compagnie mise en liquidation judiciaire. «Il semble, sur le plan juridique, que l'on puisse affecter les créneaux à des entreprises qui font des offres globales sur des entités, sur des départements entiers, y compris avec les contrats de travail, a-t-il déclaré. A ce moment-là, on peut choisir le mieux-disant social. C'est un sujet qui fait l'objet d'études juridiques actuellement.»
Conditions. Au ministère des Transports, on «se défonce», dit-on, en liaison avec le ministère de la Justice, pour trouver un montage juridique. Rien d'évident à cela. Il revient en effet à un organisme professionnel indépendant, la Cohor (Commission d'attribution des horaires), d'allouer les créneaux disponibles. Dominique Bussereau, le secrétaire d'Etat aux Transports, avait lui-même reconnu le 9 février que «le gouvernement français peut faire une recommandation, mais ce n'est pas lui qui décide».
La solution envisagée passe par la constitution de cellules de reclassement en préservant le contrat de travail des salariés (ancienneté, s




