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Les pilotes d'Air Lib en détresse

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Air France ne leur offre aucun reclassement.

Publié le 21/02/2003 à 22h28

Combien de pilotes ? Mardi, le ministère des Transports annonçait l'embauche prochaine, par Air France, de 1 000 des 3 200 salariés d'Air Lib bientôt licenciés. Moitié «navigants commerciaux» (hôtesses, stewards), moitié personnel au sol, précisait aussitôt la compagnie. Aucun des 385 pilotes d'Air Lib n'est concerné. Hier, le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) a dénoncé dans un communiqué «l'exclusion explicite des pilotes de ligne des moyens mis en oeuvre pour atténuer ce drame social».

Les pilotes de la compagnie défunte craignent d'être les oubliés du reclassement. «Dans la position où on est, c'est tellement la détresse, on est prêts à tout pour retrouver du travail, dit l'un d'eux. J'étais commandant de bord sur Air Lib, je ne demande pas mieux que de trouver une place à Air France comme copilote.» Là est le premier obstacle avancé par la compagnie nationale : la «liste de séniorité». Selon une règle en vigueur dans le secteur, lorsqu'on passe d'une compagnie à une autre, il faut regrimper dans l'échelle de progression menant de copilote sur des moyens-courriers à commandant de bord sur des longs-courriers.

Pour donner la preuve de leur bonne volonté, les syndicats de pilotes d'Air Lib ont admis cette règle. «Nous sommes d'accord pour que le premier des commandants de bord d'Air Lib se retrouve derrière le dernier des stagiaires d'Air France», explique Jean-Christophe Bandler, délégué CFTC d'Air Lib et lui-même pilote. Une réaction qui semble prendre Air Franc

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