Londres de notre correspondant
Tony Blair promet une Angleterre plus verte. Très attendu, le «Livre blanc» sur l'énergie que sa ministre de l'Industrie et du Commerce, Patricia Hewitt, a présenté hier, ne peut que réjouir les défenseurs de l'environnement. Il prévoit d'accentuer la lutte contre le réchauffement climatique grâce à davantage d'économies et au développement d'énergies renouvelables. Mais, surtout, le document n'envisage pas, jusqu'à nouvel ordre, la construction de centrales nucléaires.
«Urgence». Hier après-midi, à l'occasion d'une conférence de presse consacrée au développement durable, le Premier ministre britannique a annoncé l'intention de son pays de réduire de 60 % ses émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050. Un projet qui va au-delà des objectifs fixés lors du sommet de Kyoto. Il y a cinq ans, la Grande-Bretagne s'était engagée à diminuer de 12,5 % ses largages de CO2 dans l'atmosphère avant 2012.
Face aux dangers qui menacent la planète, Tony Blair juge indispensable d'aller plus loin : «Au mieux, le protocole de Kyoto parviendra à une réduction de 2 % des émissions (mondiales). Il est clair (qu'il) n'a pas une approche assez radicale (...) Une action urgente et globale est nécessaire», a-t-il déclaré hier.
De nombreux experts accusent le gouvernement du New Labour de rechercher la quadrature du cercle. Comment dégager moins de fumées nocives, garantir aux consommateurs une électricité bon marché et tourner le dos au nucléaire qui a, au moins, le mé




