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BCE : une baisse des taux sans intérêt

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La chute des marchés n'a pas été enrayée.

Publié le 07/03/2003 à 21h52

A force de baisser un peu chaque jour depuis quelques séances, l'indice CAC 40 des valeurs vedettes de la Bourse de Paris a fini par dégringoler, hier, jusqu'à son plus bas niveau depuis bientôt six ans. Il a clôturé à 2 634,53 points, à deux doigts de son score calamiteux du 3 juin 1997. Ce jour-là, il s'était établi à 2 624 points et des poussières.

Craquer. Le problème, c'est que la Bourse de Paris n'aurait pas dû, en théorie, plonger hier (-0,77 %) pour la troisième fois consécutive. En principe, la décision prise hier par la Banque centrale européenne (BCE) de baisser ses taux d'intérêts aurait dû en effet freiner le repli du marché (lire page 13). Las, cette baisse d'un seul petit quart de point (de 2,75 % à 2,50 %) n'a pas du tout suffi à rassurer les investisseurs. Au contraire : dès la nouvelle connue, à la mi-journée, le marché parisien a commencé à craquer.

C'est que les boursicoteurs auraient voulu une plus large bouffée d'oxygène : «Nous espérions obtenir un demi point de baisse pour montrer que la zone euro veut soutenir sa croissance. Il est clair que cette baisse d'un quart de point n'y suffira pas», se désolaient hier la plupart des experts. Wim Duisenberg, le patron de la BCE, a-t-il encore tout faux ? Le 6 février, il justifiait son refus de baisser ce fameux taux d'intérêt, redoutant que ce relâchement du crédit ne soit «qu'une goutte d'eau qui se noie dans une mer d'incertitudes». Cette fois, il s'est bien décidé, mais le résultat laisse, semble-t-il, à dé

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