Ce matin, Arnaud Lagardère succède officiellement à son père. Le fils unique de Jean-Luc Lagardère décédé vendredi, présentera les comptes 2002 du groupe qui porte son nom. Ce rendez-vous avec la presse, prévu de longue date, n'a pas été reporté en dépit des circonstances et se tiendra donc avant les obsèques du grand patron français. Et la symbolique s'impose avec force : Arnaud, dauphin au nom du père, est désormais le patron de l'empire Lagardère. Comme le souhaitait Jean-Luc Lagardère, il reprend sans attendre les rênes du groupe, ne laissant aucun doute sur une hypothétique vacance du pouvoir : «Arnaud va avoir 42 ans mardi, mais il en a déjà 52», commentait, hier, un membre du clan Lagardère, soulignant la difficulté de l'héritier en deuil à prendre aussi rapidement la relève de ce père dont il était si proche et dont il disait : «Lui, c'est moi, et moi, c'est lui (Libération du 15-16 février).» «Il tient le coup, il faut qu'il montre qu'il reprend le pouvoir», ajoute l'entourage.
Les obsèques officielles de Jean-Luc Lagardère auront lieu jeudi matin à l'église Saint-François-Xavier à Paris. Mais conformément à sa volonté, il sera inhumé dans la plus stricte intimité dans le Calvados. Sa femme, son fils, sa belle-fille et ses petits-enfants l'accompagneront au cimetière d'Ouilly, tout près de l'entrée de son haras.
Gigantisme. Cogérant de Lagardère Groupe, PDG de Lagardère Média, Arnaud Lagardère se retrouve donc propulsé à la tête d'un ensemble industriel et médiatique




