Et deux nouveaux ratés pour l'Organisation mondiale du commerce (OMC)! Après avoir calé, fin 2002, sur l'accès des pays pauvres aux médicaments puis sur le traitement «différencié» des pays en développement, l'OMC vient de buter sur la libéralisation de l'agriculture planétaire. Et de trébucher sur les services. Pas de chance, la première date butoir des discussions sur ces deux thèmes, fixée à Doha (Qatar) en novembre 2001, était justement le 31 mars 2003. Passage en revue des blocages.
Aides agricoles
Ce contretemps ne constitue pas vraiment une surprise pour les spécialistes des questions agricoles tant les positions des différentes parties prenantes sont éloignées. D'un côté, les Etats-Unis et le groupe de Cairns, qui regroupe 18 pays exportateurs comme l'Australie et l'Argentine : ils souhaitent une libéralisation rapide de l'agriculture, autrement dit la fin des milliards d'euros de subventions, surtout à l'exportation. Un autre bloc, composé des pays du Sud, est a priori d'accord sur l'arrêt de la politique d'aides agricoles, mais réclame de ne pas être forcé d'abaisser brutalement leurs barrières douanières. Enfin, l'Europe et le Japon se disent prêts à discuter d'une baisse des subventions mais souhaitent mettre l'accent sur une agriculture qualitative et soucieuse d'environnement et d'aménagement du territoire.
De l'avis des négociateurs français, la position américaine complique sérieusement la lisibilité des discussions : les Etats-Unis aident eux-mêmes très largeme




