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Peugeot Citroën, casseur de bonnes affaires européennes ?

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Bruxelles vérifie que PSA n'empêche pas les clients d'acheter leurs voitures dans l'Etat de leur choix.

Publié le 08/04/2003 à 22h40

Bruxelles (UE) correspondance

PSA Peugeot Citroën empêcherait-il au consommateur européen d'effectuer de bonnes affaires ? C'est ce qu'est en train de vérifier Bruxelles. A la recherche de preuves, la Commission européenne a dépêché la semaine dernière ses inspecteurs au siège parisien du constructeur automobiles, ainsi que dans ses bureaux allemands, néerlandais et danois. Officiellement, il s'agit de contrôler la légalité des pratiques commerciales de la marque, comme l'a confirmé hier l'exécutif européen. En clair : s'assurer que le constructeur français ne met pas de bâtons dans les roues des acheteurs malins, qui, profitant des avantages du marché unique, voudraient acheter leur voiture dans le pays de l'Union où elles sont vendues le moins cher.

Réimportations. Le dernier rapport de la Commission sur le prix hors taxes des voitures dans l'UE (février 2003) montre, en effet, qu'il existe des écarts substantiels entre les Quinze. Là où les taxes sont les plus élevées, les constructeurs diminuent les prix. Or, lorsqu'un consommateur achète sa voiture dans un autre pays, il n'est pas soumis au taux en vigueur dans ce pays, mais dans le sien. De quoi faire une bonne affaire, en achetant sa voiture en Finlande, en Grèce ou aux Pays-Bas, où les prix hors taxes sont les plus bas.

Concernant Peugeot, l'écart de prix hors taxe pour la 406 est de 6 500 euros entre l'Etat membre le moins cher et celui où elle est le plus cher. Il est de 26,8 % pour la 106 et de 27,2 % pour la 307. D'

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