In extremis. American Airlines a échappé de justesse à la faillite mercredi soir. «Mais la situation reste toujours très fragile», comme l'a rappelé Don Carty, le directeur général d'AMR. Les hôtesses et stewarts, dernière des trois grandes catégories de personnel à n'avoir pas encore approuvé les concessions salariales réclamées par la direction pour redresser la compagnie, ont finalement accepté ces réductions de rémunérations. L'Association of Professional Flight Attendants, qui représente quelque 26 000 salariés de la première compagnie aérienne américaine et mondiale, a approuvé une réduction globale de 340 millions de dollars des salaires et des primes annuels pour sa catégorie de personnel. L'accord voté par la base, a été approuvé par une majorité de 1 109 voix, 10 761 stewards et hôtesses ayant voté pour, tandis que 9 652 s'exprimaient contre.
Ce dernier vote constitue un revirement. La veille, le syndicat avait créé la surprise en faisant savoir que ses adhérents avaient rejeté les concessions salariales par une faible majorité de 500 voix environ. La direction d'American avait prévenu que faute d'une ratification du plan d'économie par ses trois principaux syndicats, elle serait amenée à déposer très rapidement son bilan et à se placer sous la protection du chapitre XI du Code américain des faillites.
Le vote du personnel navigant, après le feu vert des syndicats des mécaniciens et des personnels au sol, signifie de fait que le transporteur peut compter réduire de 1




