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Un géant pétrolier russe dans les tuyaux

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Le mariage Ioukos-Sibneft crée le no 4 mondial du secteur.

Publié le 23/04/2003 à 22h57

Le premier groupe pétrolier russe, quatrième mondial, est né hier. En décidant de fusionner, Ioukos et Sibneft (nos 2 et 5 en Russie) détrônent non seulement le producteur Loukoï, mais aussi les mastodontes internationaux que sont ChevronTexaco ou TotalFinaElf. Les deux partenaires ne sont pas peu fiers d'afficher «ce qui représente la plus grosse transaction industrielle jamais réalisée en Russie». Avec une production de 2,3 millions de barils par jour, IoukosSibneft (le nom de la nouvelle entité) ne sera plus devancé au niveau mondial que par BP, ExxonMobil et RoyalDutch/Shell. Ses réserves totales sont estimées à 19,4 milliards de barils.

Dans un premier temps, Ioukos achètera 20 % des actions de Sibneft pour 3 milliards de dollars en numéraire. Et «probablement» d'ici à la fin de l'année, les 80 % restants de Sibneft auront fusionné par un échange d'actions.

«Modernisation». Hier, les autorités russes se sont félicitées d'une «opération qui témoigne de la modernisation du secteur pétrolier russe et de sa détermination à influencer le marché international». Nouvelle étape dans la réorganisation de ce secteur, elle suit d'un peu plus de deux mois l'annonce par BP d'un investissement de 6,7 mil liards de dollars pour s'allier au russe TNK et créer une société conjointe.

Le pétrole russe revient de loin. Entre 1987 et 1999, la production de brut avait chuté de 55 %, passant de 591 à 306 millions de tonnes. Et quand, au milieu des années 1990, les richesses pétrolières furent pr

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