Helsinki envoyé spécial
L'appel d'offres s'est clôturé fin mars. A la fin de l'année, la Finlande dévoilera le nom de l'industriel chargé de construire une nouvelle centrale nucléaire. A contre-courant de la tendance au démantèlement amorcée en Suède et en Allemagne, ce pays a en effet décidé de reprendre son programme de construction. Le 24 mai 2002, le Parlement finlandais donnait le premier feu vert à la construction d'un réacteur nucléaire en Europe depuis l'accident survenu en 1986 à Tchernobyl, en Ukraine.
La compagnie privée TVO, qui exploite deux des quatre réacteurs existants, a donc lancé un appel d'offres pour une nouvelle installation, dont la mise en service est prévue en 2009. Coût du chantier : 1,7 à 2,5 milliards d'euros. TVO tient secrets les noms des prétendants. Seuls le consortium franco-allemand Framatome-ANP et le russe Atomstroyexport ont déclaré être sur les rangs.
Persuasion. Pour Juhani Santaholma, président de la Fédération finlandaise des industries d'énergie, c'est l'aboutissement d'une longue campagne de persuasion. Le débat sur ce cinquième réacteur finlandais a en fait démarré voilà trente ans. Les quatre premiers réacteurs finlandais sont entrés en production entre 1977 et 1982 sur les sites de Loviisa et Olkiluotu dans le sud et le sud-est du pays. Dès l'année 1986, la compagnie finlandaise Perusvoima déposait la demande de construction du numéro cinq. Juhani Santaholma en était le tout nouveau PDG.
Quelques mois plus tard survient le drame de T




