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Libération

A Stockholm, le non à la monnaie galope

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Même les sociaux-démocrates, au pouvoir, sont divisés.

Publié le 09/05/2003 à 22h56

Stockholm de notre correspondant

Pour les opposants suédois à l'euro, ce printemps est doux et généreux. A quatre mois du référendum du 14 septembre sur l'adhésion à l'Union économique et monétaire (UEM), le dernier sondage de l'institut Gallup, publié mardi, place le «non» à 46 %, contre 31 % de «oui» à la monnaie unique. Les partisans du maintien de la couronne mènent de quinze points, dix de plus qu'il y a un mois.

«Technocrates». «Comment la Banque centrale européenne est-elle dirigée ?, accuse Tony Johansson, chef du secrétariat de l'organisation Les sociaux-démocrates contre l'UEM. Il y a un argument démocratique essentiel contre l'UEM. La BCE est gérée par des technocrates, sur lesquels les hommes politiques n'ont pas d'influence et qui ne tiennent aucun compte des circonstances particulières d'un pays. Ils n'ont l'oeil fixé que sur la moyenne. Or la Suède a une croissance bien meilleure et un chômage bien plus bas que l'Euroland. Si nous renonçons à notre politique monétaire, nous serons démunis en cas de basse conjoncture et le chômage grimpera. Et, même si le traité de Maastricht ne parle pas de fiscalité commune, on sait qu'à long terme, le risque existe. Nous voulons conserver notre politique fiscale qui nous permet de maintenir un haut niveau d'Etat-providence.»

Lundi, un autre sondage a montré combien les partis sont divisés. Les sociaux-démocrates au pouvoir sont dans la position la plus délicate. Alors que la direction du parti a pris position pour l'euro, 54 %

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