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Atari, un nom mythique pour relancer Infogrames

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En difficulté, le géant français du jeu vidéo se rebaptise.

Publié le 09/05/2003 à 22h56

Replâtrage nostalgique pour le lyonnais Infogrames, l'une des plus importantes entreprises de jeux vidéo en Europe : depuis mercredi, la firme s'appelle Atari, l'une des marques les plus mythiques du secteur. S'en souviennent les «vieux» fans de jeux ­ une grosse trentaine d'années aujourd'hui ­, ayant biberonné au Pong ou au Frogger, monuments de la culture ludique des années 70 et 80, à l'époque où les pixels étaient aussi gros que des terrains de tennis, les consoles de jeu faisaient bip-bip et les associations familiales droitières ne hurlaient pas à la corruption de notre belle jeunesse.

L'histoire d'Atari est un concentré de tous les clichés de la Silicon Valley californienne des années 70. Un homme (barbu) : Nolan Bushnell. Un garage pour les bricolages. Un mythe : le premier jeu vidéo d'arcade, Pong, en 1972, avec ses deux raquettes qui se renvoient une balle carrée sur l'écran. Le premier modèle est installé dans le bar Andy Capp's à Sunnyvale, siège de la firme. Le soir même, il tombe en rade : le monnayeur a explosé, étouffé par les pièces de joueurs enthousiastes. Atari va donc créer l'industrie du jeu. S'enchaînent les machines de bar et, bientôt, les premières consoles pour la maison, dont la cultissime VCS 2600. Dans les locaux d'Atari, on croise Steve Jobs, qui quittera la société de son copain Nolan pour fonder Apple en 1976.

Atari voit son succès culminer en 1982 ­ un an avant la création en France d'Infogrames par Bruno Bonnell ­, avec 2 milliards de dollars

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