Menu
Libération

Les poulets Doux battent de l'aile

Réservé aux abonnés

Le français, leader européen, annonce la fermeture de cinq sites.

Publié le 16/05/2003 à 23h01

Châteaulin envoyé spécial

Depuis plusieurs mois, les difficultés s'accumulent dans l'industrie du poulet français, en pleine restructuration. Hier, c'est un nouveau coup dur qui a été annoncé à Châteaulin (Finistère), à l'issue du comité central d'entreprise (CCE) du groupe Doux, premier producteur européen de volailles. Celui-ci a dévoilé un projet de réorganisation de son activité industrielle avec la suppression totale ou partielle de cinq sites en France (1). Une mesure concernant plus de 900 salariés appelés à rejoindre d'autres sites ou à faire leurs valises. La CGT estime déjà que ce projet conduirait à 500 licenciements.

A la sortie du CCE, Slimane Khaoui, délégué CFDT et représentant des salariés de l'agroalimentaire à l'Office interprofessionnel des viandes, peinait à contenir sa colère: «C'est un choc terrible, mais c'est aussi le résultat d'un choix politique de l'Europe et de la France qui veulent se désengager de cette filière depuis des années.»

Ajustement. Pour le groupe Doux, qui compte 23 établissements industriels et 6 000 salariés en France, ce plan de réorganisation s'inscrit dans le prolongement du «plan d'adaptation de la filière volaille» lancé par le ministère de l'Agriculture et vise à «mettre en place les moyens permettant d'ajuster les capacités de production des aviculteurs aux besoins et aux évolutions du marché».

Doux a déjà fermé le site de Briec (Finistère) en juin 2002. En outre, la fermeture de 400 000 m2 de poulaillers, dont environ 100 000 m2

Dans la même rubrique