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Libération

Les ficelles du bouche à oreille

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Publié le 19/05/2003 à 23h03

Un réseau se construit. Et ne cesse d'évoluer. Il sert à trouver un travail mais aussi à faciliter la vie professionnelle... Revue de détail.

Le cercle familial

On distingue les familles et LA famille. Se faire pistonner par papa pour un job à France Télécom ou s'appeler Lagardère. Ou Depardieu quand on veut embrasser la carrière de comédien (Libération du 7 mai). Pourtant, c'est au coeur du milieu ouvrier qu'on utilise davantage les liens familiaux. Dans les grandes usines, on fait souvent confiance aux enfants du personnel. Chez Bonduelle, par exemple, épinards, petits pois, haricots verts exigent chaque année des milliers de saisonniers. Située dans un petit village de Picardie, l'une de ses principales usines embauche 600 à 800 personnes par an. Chaque année en mars, les affiches apparaissent, prévenant les parents que les enfants sont les bienvenus. «Bien sûr, nous leur donnons priorité», précise l'un des responsables ressources humaines, Eric Henry. Parents, enfants, amis, cousins, connaissances, le groupe passe rarement par l'ANPE. 70 % des saisonniers reviennent d'une année sur l'autre. Comme le souligne une responsable ANPE, plus les contrats sont précaires et répétitifs, plus les relations sont nécessaires pour maintenir le contact. En général, 44 % des saisonniers trouvent un emploi par leur réseau. Mais les relations amicales et familiales sont moins efficaces que les relations professionnelles, principalement utilisées par les cadres : le réseau d'une personne trè

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