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Libération

Le lobbying des élus alsaciens pour le TGV

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A droite comme à gauche, ils défendent les liaisons Est et Rhin-Rhône.

Publié le 20/05/2003 à 23h04

Strasbourg de notre correspondante

Une Europe déchirée en deux avec, au milieu, une Alsace engloutie dans la plaie, et pour explication, ce slogan : «Réseau TGV : peut-on faire l'Europe à moitié ?» Après d'autres régions (Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées, etc.), l'Alsace se mobilise pour ses TGV (Est et Rhin-Rhône). L'association TGV Est ­ qui regroupe les 17 collectivités finançant la ligne et le grand-duché de Luxembourg ­ s'est offert, la semaine dernière, des placards publicitaires dans la presse nationale et régionale. Son but : prendre à témoin la France entière de l'injustice faite à l'Alsace si elle devait être plus longtemps privée de TGV.

Concurrence féroce. Depuis la publication, en mars, de l'audit sur les transports publics, les élus alsaciens font cause commune. La région, comme d'autres, s'efforce de donner la mesure de ses talents de lobbyiste : le rapport conclut que la réalisation de la deuxième phase du TGV Est, qui mettrait Strasbourg à deux heures de Paris (contre quatre aujourd'hui et deux heures vingt en 2007, lors du lancement de la première phase s'arrêtant en Lorraine), n'est pas «prioritaire». Quelques semaines plus tard, un rapport de la Délégation à l'aménagement du territoire et à l'action régionale (Datar) s'interrogeait sur l'opportunité de lancer le TGV Rhin-Rhône (Dijon-Mulhouse). Les deux rapports ont eu pour effet immédiat de souder la région dans une «union sacrée» contre les «technocrates».

Le 11 mai , une assemblée de 350 responsables politiques

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