Menu
Libération
Repères

Cinq mois pour une débâcle

Article réservé aux abonnés
publié le 5 juin 2003 à 23h16

1er janvier 2003

Patrick Kron, X-Mines de 49 ans, est nommé directeur général d'Alstom. Il est appelé à remplacer Pierre Bilger, l'actuel PDG, à la fin de l'année.

11 mars

Les choses se précipitent : dès le conseil d'administration du 11 mars, Kron est nommé PDG du groupe et présente son plan de restructuration. Brutal, ce plan prévoit, entre autres, la mise en vente de l'activité la plus rentable du groupe (transmission et distribution) et celle des turbines industrielles. Kron annonce une nouvelle provision exceptionnelle de 1,4 milliard d'euros destinée à solder le calamiteux dossier des turbines à gaz rachetées à ABB en 2000. Le jour même, à la Bourse, le cours de l'entreprise chute de 50 % pour atteindre 1,35 euro contre environ 12 euros au début de l'année 2002. Lourdement endetté (5 milliards d'euros), à court de trésorerie, le groupe est désormais à la merci d'un prédateur.

1er avril

La direction d'Alstom révèle qu'une mystérieuse société néerlandaise MJ Global Acquisition vient de l'informer de son intention de lancer une OPA au prix de 2 euros le titre. Poisson d'avril ou réelle menace ? Mystère. Le groupe en appelle en tout cas à la Commission des opérations de Bourse.

28 avril

La direction annonce un plan de suppression de 3 000 emplois pour l'ensemble du groupe. Et officialise la vente de ses turbines industrielles à Siemens.

14 mai

Le groupe confirme une perte record de 1,38 milliard d'euros pour l'exercice 2002-2003. Une semaine plus tard, Patrick Kron déclare dans la