Menu
Libération
Interview

«Un règlement de comptes politique»

Réservé aux abonnés

Publié le 19/06/2003 à 23h27

Une petite pièce encombrée de cartons dans un «centre d'affaires» près du Trocadéro à Paris. C'est désormais le siège social d'Holco, la société créée par Jean-Charles Corbet, ancien pilote à Air France, pour reprendre Air Lib en août 2001. Air Lib n'est plus, mais Holco vit encore et Corbet en est toujours le patron. Il dit avoir diminué son salaire (15 000 euros contre 23 000 du temps d'Air Lib) et réagit farouchement aux résultats de la commission d'enquête.

Le rapport est accablant à votre égard...

Cette commission n'a d'enquête que le nom. Elle a instruit un procès à charge. C'est une commission UMP qui règle ses comptes avec la précédente majorité. Je suis l'instrument de ce règlement de comptes. Il suffit de se rappeler que l'enquête devait porter sur les causes de la disparition d'Air Lib et sur l'utilisation des fonds publics. Or, aucune des questions soulevées dans les conclusions ne traite de cet objet initial.

La commission parle d'enrichissement personnel, notamment via les fonds versés dans des filiales d'Holco qui ont échappé à la liquidation.

C'est une appréciation qui écrase complètement l'histoire. Les règles prudentielles nécessitaient les fonds versés à Mermoz (filiale gérant la flotte d'Air Lib, qui a reçu 12 millions d'euros, ndlr) pour constituer des provisions liées à la maintenance des appareils. Holcolux (capitalisée à hauteur de 5 millions d'euros, ndlr) a été créée pour organiser la formation des pilotes et des personnels navigants d'Air Lib. Il impor

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique