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Libération

Les cadres étrangers attendront la détaxe

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Raffarin a repoussé sa réforme sur l'attractivité de la France.

Publié le 28/06/2003 à 23h35

Comme il est difficile quelquefois de contenter le Medef. Jean-Pierre Raffarin l'a expérimenté vendredi à La Baule, à l'occasion des Rencontres de l'investissement international. Son discours, très attendu, devait être l'occasion d'annoncer des mesures fiscales et sociales en faveur des cadres de haut niveau étrangers ­ les «impatriés», qui disposent d'un statut spécial attractif dans neuf pays de l'Union ­ et des filiales de groupes désirant s'implanter en France. «Enfin un gouvernement qui se préoccupe de la réalité du pays», saluait par avance Ernest-Antoine Seillière, le matin, sur les ondes.

Déception. Mais le Premier ministre a bien déçu son auditoire, et le patronat : s'il s'est écrié «ce que nous voulons, c'est que les créateurs d'emplois viennent créer en France» et s'il a déclaré vouloir «rapprocher le statut du cadre impatrié» de celui, avantageux, des Français expatriés, il n'a annoncé aucune mesure fiscale ou sociale précise, renvoyant à un séminaire gouvernemental toute décision «à l'automne».

Pourtant, Bercy, sous l'égide de Francis Mer, avait bâti un dossier assez complet, révélé jeudi par la Tribune et les Echos, comprenant une ristourne de 35 % de l'impôt sur le revenu et l'exemption de l'impôt sur la fortune pour les cadres de haut niveau étrangers, l'exemption pour quelques années de la taxe professionnelle pour les implantations de sociétés en France. Las, jeudi soir, la réunion d'arbitrage à Matignon a pris la décision... de ne pas décider. «On nous a dem

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